STREET ART UNDER THE WALLS?

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Ephemeral by nature, street art is sometimes captured and found in some rather surprising places, returning  to its roots. Recently, casemates in the fortified town of Neuf-Brisach, a UNESCO World Heritage site, have begun to host just such a project. This location, frozen in time, is given a new lease on life and changes vocation. The venue is in development. It’s a work in progress punctuated by artists’ residencies.

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It’s an unstable equilibrium, between heritage site, the museum boundary of an ephemeral art, a defiant expression exhibited in a circumscribed space, an alternative language for an incongruous presentation organized in a standardized public space. The project is challenging and invites questions.

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There remains the pleasure of moving through these spaces ravaged by time and reappropriated by street artists. Breaking with dogmas, the juxtaposition is healthy, as it always is when contemporary creation in all its forms enters heritage sites, providing new clarity. Either in its hedonistic, narcissistic or flashy form (both Jeff Koons and Murakami aroused questions and controversy at Versailles, re-drawing the lines of the palace), or based on a modus operandi of reappropriating space like the Urban Art Biennale at Völklingen.

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Worth checking out are the photographer Joseph Ford and street artists Seth, Denis Myers, and Pure Evil among many others.

Mausa – Musée d’art urbain et du street art

1 place de la porte de Belfort

68600 Neuf-Brisach

LE STREET ART SOUS LES REMPARTS ?

Le street art par nature éphémère est parfois capturé et se retrouve dans des lieux plus ou moins singuliers, revisitant ses origines. Des casemates de la citadelle de Neuf-Brisach, classée patrimoine mondiale par l’Unesco accueillent depuis quelques temps un projet de cette nature. Cet endroit figé dans le temps trouve une nouvelle jeunesse et change de vocation. Le lieu est en chantier. C’est un « work in progress » rythmé par les résidences des artistes.

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C’est un équilibre instable entre un lieu patrimonial, une délimitation muséale pour un art de la fuite, une expression réfractaire exposée dans un lieu circonscrit, un langage alternatif pour une mise en boîte contre nature étant organisée dans un espace public standardisé. Le projet interpelle et sollicite les questionnements.

Reste le plaisir de circuler dans ces espaces rongés par le temps et réappropriés par les street artistes. Rompant les dogmes, la juxtaposition est salutaire comme à chaque fois que la création contemporaine sous toutes ses formes s’invite dans des lieux patrimoniaux et provoque de nouvelles lisibilités, soit dans sa version hédoniste, narcissique ou acidulée (Jeff Koons ou Murakami à Versailles avaient suscité la polémique et les interrogations, faisant bouger les lignes du palais), soit dans un modus operandi de réappropriation de l’espace comme la Biennale des arts urbains à Völklingen.

A voir notamment le travail du photographe Joseph Ford et les réalisations des street artistes Seth, Denis Meyers, Pure Evil parmi d’autres…

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