CHROMATIC PRAGUE

Prague 199

The beauty of Prague, capital of Bohemia, lies in a stroll along winding lanes or precisely laid out avenues lined with colorful facades. The opening up of urban space in the 19th century was forced on the medieval city, transforming its image. The two cities are not opposed, but rather interconnect with each other. A third, “Soviet”, city came to envelop old Prague. Several aesthetics overlap, as if Old Europe had been embraced by the new world. Above all, Prague is a whole collection of urban mythologies, in which resonates a certain European spirit. From the idea of Mitteleuropa to political and literary dissent, Prague is a symbol that has become a magnet for tourists.

From the Habsburgs to Kafka

 

Like Budapest, Bratislava, or Vienna, Prague has the unique spirit of Central Europe. It’s a kind of mythology inherited from the mosaic of peoples and communities brought together under the imperial crown of the Habsburgs. From this emerges a particular identity whose center moves towards the periphery and vice versa. There is no point of focus but a multitude of diagonals lines which produce a variable and elusive geometry. More than a tangible space, it is an aesthetic and intellectual aspect. Kafka is always just around the corner.

Prague when the curtain falls…

 

The Prague TV Tower looms over the castle, overlooking the city. Slender and stocky at the same time, with its suspended gray transmission pods it is a legacy of the cold war, both real and fantasized. Built during the late 1980s, it is symbolic of the surreal, unrestrained race that the East and West have engaged in to win minds. A sort of revamped metaphorical Golem, it is indicative of a bipolar world in which Central Europe, and the Czech Republic in particular, represented a Gordian knot.

Mythology of revolt

 

Whether under the autocratic rule of the Habsburgs or under the crushing Soviet weight, the art of protest has a rich heritage within the city. The names of Jan Hus, Kafka, Jan Palach, Alexander Dubček, the Prague Spring, the Velvet Revolution, and Václav Havel resonate like a moral duty of individual freedom and critical thinking.

#visitprague

 

The city is discovered via alternate routes. Like Amsterdam or Venice, it’s an archetypal museum-city crushed by aggressive mass tourism, one you have to get off the beaten track to understand. Highly-standardized and organized mass tourism crushes the center and the old city like a huge, brutal bulldozer which wants to cross the too-narrow Charles Bridge. Like all cities in a similar position, Prague must constantly reinvent itself so as not to become a hypertrophied museum-city. Is the initial coldness of the inhabitants a legacy of the city’s turbulent history or a weariness expressed in the face the permanent tourist invasion? It’s the classic paradox of a standardized world subjected to an economic standard.

PRAGUE CHROMATIQUE

Prague (15)

La beauté de Prague, capitale de la Bohème, réside dans une déambulation au long de ruelles tortueuses ou d’avenues tracées au cordeau bordées de façades chromatiques. Les percées urbaines du XIXe se sont imposées à la ville médiévale et ont transformé son visage. Les deux villes ne s’opposent pas, elles s’imbriquent l’une dans l’autre. Une troisième ville « soviétique » est venue envelopper la vieille Prague. Comme si la Vieille Europe avait été embrassée par un nouveau monde, plusieurs esthétiques se superposant. Prague est avant tout un ensemble de mythologies urbaines dans lesquelles résonnent un certain esprit d’Europe. De l’idée de Mitteleuropa à la dissidence politique et littéraire, Prague est un symbole, devenu un aimant touristique.

Des Habsbourg à Kafka

 

Prague possède l’esprit singulier de l’Europe centrale, à l’instar de Budapest, Bratislava ou Vienne. C’est une sorte de mythologie héritée de cette mosaïque de peuples et de communautés réunis sous la couronne impériale des Habsbourg. En émerge une identité particulière dont le centre se déplace vers la périphérie et vice-versa. Il n’y a pas de point de focalisation mais une multitude de diagonales produisant une géométrie variable et insaisissable. Plus qu’un espace tangible c’est une dimension esthétique et intellectuelle. Kafka est toujours quelque par au coin de la rue.

Prague quand le rideau tombe…

 

La tour de télévision de Prague surplombe la ville et domine le château. Tout à la fois élancée et trapue, avec ses cubes gris de transmission suspendus, elle est un héritage de la guerre froide, réelle et fantasmée. Construite durant la deuxième moitié des années 80, elle est emblématique de la course irréelle et effrénée que se sont livrés l’Est et l’Ouest dans la conquête des consciences. Sorte de Golem métaphorique revisité, elle est significative d’un monde bipolaire dont l’Europe centrale et la Tchéquie en particulier représentaient un nœud gordien.

Mythologie de la révolte

 

Sous l’emprise autocratique des Habsbourg ou sous la chape de plomb soviétique, l’art de la révolte possède un riche héritage dans la ville. Les noms de Jan Hus, Kafka, Jan Palach, Alexander Dubček , le Printemps de Prague, la Révolution de velours, Václav Havel résonnent comme une exigence morale de liberté individuelle et d’esprit critique.

#visitprague

 

La ville se découvre par des itinéraires bis. Archétype de la ville musée écrasée par un tourisme de masse agressif, comme Amsterdam ou Venise, la ville doit se lire hors des sentiers battus. Le tourisme de masse ultra standardisé et organisé broie et écrase le centre et la vieille ville comme un bulldozer massif et brutal qui voudrait franchir un pont Charles trop étroit. Comme toutes les villes dans une situation similaire, Prague doit se réinventée en permanence pour ne pas devenir une ville musée hypertrophiée. La froideur des habitants que l’on peut ressentir de prime abord est-elle un héritage de l’histoire mouvementée de la ville ou une lassitude exprimée face à l’invasion touristique permanente ? Paradoxe classique d’un monde standardisé assujetti à l’étalon économique.

 

Dox-Center for contemporary art / TV-Tower / Lokal Dlouhaa / The dancing house / Czech National Library of technology / Farmer’s market / Museum of communism / Kampa Museum / Mucha Museum

One Comment Add yours

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s