[Hotel New-York] An inspirational Café in Rotterdam

CAFE, HOTEL NEW-YORK, ROTTERDAM, 2017

Arriving in Rotterdam in search of somewhere iconic, a gateway into the city, we set sail for the famous Hotel New York, at the junction between the port and the city. A cafe steeped in the history of Rotterdam, which inspires an article on migration flows. At the end of the 19th century, millions of Europeans turned their sights to the New World: North and South America, the Far East and Australia. Using new maritime routes, it is a movement that is played out in a two-sided dream bringing together poverty and luxury.

Arrivés à Rotterdam, à la recherche d’un lieu emblématique, une porte d’entrée dans la ville, nous avons hisser les voiles vers le célèbre Hôtel New-York, à la jonction du port et de la cité. Un café imprégné de l’histoire de Rotterdam, qui nous inspire une chronique sur les flux migratoires. A la fin du XIXe siècle, des millions d’Européens ont tourné leurs regards vers les Nouveaux Mondes, Amériques du Nord et du Sud, Far East et Australie. Empruntant de nouvelles voies maritimes, c’est un mouvement qui se joue sur un rêve à double entrée, confrontant la misère et le luxe.

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Mythical places, starting points for the transoceanic epic

Turning away from old Europe, undermined by imperialist rivalries and repeated economic crises, migrants dreamed of a better world that would break the shackles of their poverty and destroy their subjugated social, economic, cultural, and political identity. The other side of the coin would not always be so glittering, and would sometimes throw up mirages and houses of cards, all kinds of dystopias. Crossing an ocean, however, created opportunity and made it real. Taking control of their own lives. The transatlantic crossing was the epitome of this pendular movement. For several decades, Ellis Island represented their Eldorado.  If the legendary point of arrival in North America is New York, it’s counterparts are strung out on a map of Europe like a rosary. A number of mythical places have served as the starting point of this transoceanic epic: Hamburg, Antwerp, Rotterdam, Liverpool, Southampton, Le Havre. These places of transit and stopping-off represented so many anchorages or even rotational axes of a journey that was made without return, gateways between a laminated past and a hoped-for future. The last step in an optimized risk-taking process that left no room for doubt and uncertainty when it came to the fact of leaving, experienced as a necessity. Uncertainty was waiting on the other side. No simulacrum, no hesitation, in this transfer of extremes. The facts, in their radical nature, spoke for themselves. In step with European discord, Germans, Irish, Poles, Swedes and Italians, among others, cut bridges, pushed back the horizon, and disposed of borders.

Détournant les yeux de la Vieille Europe, minée par les rivalités impérialistes et les crises économiques à répétition, les migrants rêvaient d’un monde meilleur qui ferait sauter les chaînes de leur misère et crèverait les yeux de leur identité sociale, économique, culturelle et politique asservie. L’autre côté du miroir ne serait pas toujours étincelant et érigerait parfois des mirages et des châteaux de cartes, sorte d’utopies à rebours. Franchir un océan donnait cependant une réalité et une possibilité. Devenir acteur de sa propre vie. La traversée transatlantique a été l’incarnation absolue de ce mouvement pendulaire. Ellis Island a représenté durant plusieurs décennies l’Eldorado.  Si le point d’arrivée légendaire du côté nord-américain est New-York, du côté européen, c’est un chapelet qui se dessine sur la carte. Des lieux, devenus mythiques, ont été le point de départ de cette épopée transocéanique : Hambourg, Anvers, Rotterdam, Liverpool, Southampton, Le Havre. Ces lieux de transit et de passage représentaient autant de points d’ancrage ou bien encore d’axes de rotation d’un aller qui se faisait sans retour, passerelles entre un passé laminé et un futur espéré. Dernière étape d’une prise de risque optimale qui ne laissait pas de place au doute et à l’incertitude du fait établi de partir, vécu comme une nécessité. Les incertitudes attendaient de l’autre côté. Aucun simulacre, ni hésitation, dans ce transbordement des extrêmes. Les faits dans leur radicalité parlaient d’eux-même. Allemands, Irlandais, Polonais, Suédois et Italiens parmi d’autres, au rythme des dissonances européennes coupaient des ponts, repoussaient des horizons, aliénaient des frontières.

 

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The development of transoceanic luxury tourism

The other side of this epic, and its counterpoint, is the development of transoceanic luxury tourism that invents floating palaces, transports a lifestyle and reproduces in minute detail the “moveable feast” of the Belle Époque and the Roaring 20’s. Champagne, voluptuousness, aesthetic and architectural fantasies crisscross the Atlantic Ocean in a never-ending cycle. Diaghilev, Fokine and Nijinsky light up both European capitals and the New World, the Armory Show draws millions, the Chrysler building was erected in 1928, the Empire State building in 1930.

L’autre versant de cette épopée et son contre-point est le développement d’un tourisme de luxe transocéanique qui invente des palaces flottants, transporte un art de vivre et reproduit de manière mimétique la « fête » de la Belle Époque et des années 20. Champagne, volupté et fantasmes esthétiques et architecturaux traversent l’océan atlantique dans un éternel recommencement. Diaghilev, Fokine et Nijinsky enflamment les capitales européennes et le Nouveau Monde, l’Armory Show brasse les millions, le Chrysler building est érigé en 1928, l’Empire State building en 1930.

The spirit and style of Art Nouveau

All European port cities themselves possessed their own emblems or flag-bearers, whether they were transoceanic companies such as the Cunard Line or the Norddeutscher Lloyd, or focal points such as the official headquarters of the Holland Amerika line in Rotterdam. The large original building, built at the start of the 20th century in the spirit and style of Art Nouveau, has seen the addition of Art Deco elements over the years. After the demise of the Holland Amerika Line, the building fell into a state of disrepair. The Hotel New York opened its doors in 1993. Looking across towards the other shore, the hotel has the old-fashioned charm and vintage nostalgia of the Belle Époque. It’s the revival of a lifestyle built on the puzzle of the European imagination in transit.

Toutes les villes portuaires européennes possédaient elles-mêmes leurs emblèmes ou leurs portes-drapeaux, qu’il s’agisse de compagnies transocéaniques comme la Cunard Line ou la Norddeutscher Lloyd ou bien de points de ralliement comme le siège officiel de la ligne « Holland Amerika » à Rotterdam. Le bâtiment originel massif construit au début du XXe siècle dans un esprit et décorum Art Nouveau a connu au fil des années  des adjonctions d’éléments Art Déco. Après la cessation des activités de la Ligne Holland Amerika, le bâtiment a connu une période de déshérence. C’est en 1993 que l’Hôtel New York ouvre ses portes. Regardant vers l’autre rivage, l’hôtel possède le charme désuet et la nostalgie vintage de la Belle Époque. Sorte de revival d’un art de vivre reconstruit sur le puzzle de l’imaginaire européen en transit.

The cruise ship ball

In front of the Hotel New York, sits the cruise ship Rotterdam, flagship and bridgehead of the Holland Amerika line that sailed from 1959 to 2000. A symbol of gigantic scale, the Rotterdam embodies a new era and the birth of mass tourism. Occasionally, the Hotel New York also sees the Queen Elizabeth dock at the port of Rotterdam. This giant cruise ship, launched in 2010, ensures transoceanic routes remain open, and circumnavigates the globe in 123 days.

En face de l’Hôtel New York trône le paquebot ss Rotterdam, navire amiral et tête de pont de la compagnie Holland Amerika ayant navigué de 1959 à 2000. Symbole de gigantisme, le ss Rotterdam incarne une nouvelle époque et la naissance du tourisme de masse. Ponctuellement, l’Hôtel New York voit aussi le Queen Elizabeth s’arrimer au docks de Rotterdam. Le paquebot géant, inauguré en 2010, assure de nos jours des liaisons transocéaniques et fait le tour du monde en 123 jours.

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CAFÉ, HOTEL NEW-YORK

Koninginnenhoofd 1, 3072 AD Rotterdam, Netherlands
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